Covid-19 : La mission de l’entreprise, moteur de l’action au bénéfice du bien commun

Covid-19 : La mission de l’entreprise, moteur de l’action au bénéfice du bien commun

Quand la raison d’être de l’entreprise donne du sens à son action en situation de crise

Alors que le déconfinement est en train de se préparer, les initiatives telles que Recovery ou encore Inventons Le Monde d’Après réunissent toutes les bonnes volontés pour imaginer comment nous allons nous emparer et exister dans un avenir encore plus imprévu qu’auparavant. Au-delà des angoisses et des peurs que soulève la pandémie que nous traversons, on note qu’il souffle comme un vent de réinvention face à cet avenir inattendu.
Pour certains, c’est l’occasion de tourner la page d’un capitalisme sans borne et de s’engager pour un futur plus écologique, pour d’autres de continuer comme avant. Et il existe bien d’autres possibles. Alors, quel chemin suivre ? Pour VisioCamino, c’est la voie de la raison qui doit l’emporter et surtout de la raison d’être. Explications et illustrations à l’appui.

Des actions porteuses de sens

Dès la mise en place du confinement, beaucoup d’entreprises se sont mobilisées pour répondre à la crise. Uzful, cabinet conseil dédié aux marques engagées, réalise actuellement un travail de benchmark remarquable à ce sujet. Il est intéressant de noter que les formats d’action des entreprises sont très variées. Des dons aux hôpitaux à l’adaptation des outils de production pour répondre à la pénurie de masques et gels hydroalcooliques, les entreprises font preuve de résilience et de flexibilité. Mais une question se pose. Des entreprises comme Chanel qui a transformé ses lignes de production pour fabriquer des gels hydroalcooliques ou Michelin qui a mis à profit son expertise en impression 3D pour fabriquer des visières de protection verront-elles leur modèle évoluer sous l’impulsion de ces changements? Probablement pas car trop éloignés de leur cœur de métier, le luxe pour l’un, la mobilité pour l’autre. Mais si l’on se réfère à la guerre 14-18 qui a mobilisé plus de 15 000 entreprises pour répondre à l’effort de guerre, plusieurs bénéfices sont apparus :

  • les méthodes de travail ont évoluées. De 10 000 obus/jour aux 100 000 absolument nécessaires, les ingénieurs ont dû faire preuve d’ingéniosité pour augmenter les cadences, adaptées les chaines de production, réguler le travail,
  • les entreprises ont appris à décliner leur savoir-faire, une jugaad attitude déjà existante qui montre qu’on n’a pas attendu le XXI siècle pour hacker les façons de faire,
  • les entreprises qui se sont engagées ont marqué l’imaginaire collectif et sont entrées “dans le cœur” de la population.

Loin de vivre une situation similaire à celle de 14-18, on note tout de même que la mobilisation actuelle des entreprises se fait en faveur du bien commun et qu’au-delà des dons d’argent, il est intéressant de relever que beaucoup d’entreprises ont été inspiré par leur raison d’être pour répondre à l’appel général. Ce sont les valeurs qui ont guidé l’action de l’entreprise sur le front du virus. Une action en lien directe avec la vision de l’entreprise et en écho avec les attentes de la société. Tour d’horizon des actions “portées” par la raison d’être de l’entreprise.

 

Doctolib

Depuis son origine, la mission de Doctolib est simple : pouvoir en quelques clics trouver un professionnel de santé et prendre un rendez-vous en ligne. Avec le confinement qui vise à limiter un maximum les déplacements, mais surtout pas la consultation du corps médical, Doctolib a rendu gratuit son service de télé-consultation pour les médecins français le temps de l’épidémie. Une action concrète en accord avec sa raison d’être et son engagement de faciliter l’accès aux professionnels de santé, la consultation vidéo permettant d’orienter, de soigner et de suivre les patients à domicile tout en limitant la propagation du virus. Une action dans la continuité de sa raison d’être : mettre professionnels de santé et patients à un clic de souris.

U, les commerçants

On dira ce que l’on veut de la grande distribution, mais elle a beaucoup bougée sur le champ des valeurs. Du côté de système U par exemple, Dominique Schelcher (président de la Coopérative U) et les directeurs des magasins U, ont spontanément proposés aux producteurs de leur venir en aide pour écouler leur production. Ainsi, depuis le début du confinement, éleveurs, maraîchers, fromagers, apiculteurs… peuvent s’appuyer sur ce réseau pour maintenir leur activité économique. En menant cette action concrète qui demande une adaptation logistique importante, les magasins U sont alignés sur leur culture “Commerçants autrement”, en lien avec leurs valeurs du commerce à visage humain. On voit ainsi dans les magasins les producteurs bénéficier d’une mise en lumière inédite qui pourrait s’inscrire dans le temps.

Solidarité Système U

France Télévisions

Depuis sa création dans les années 2000, le Groupe France Télévisions, s’est développé en ayant à cœur de placer véritablement le téléspectateur au cœur de ses préoccupations. En se donnant pour mission d’offrir à son public une programmation riche et fédératrice dans le but d’informer, d’éduquer et d’animer le débat démocratique, on a vu se développer une offre spécialement destinée aux jeunes pour apprendre, réviser et comprendre le monde. Fort de ces années d’expérience et de sa mission d’éducation, les équipes de France Télévisions se sont mobilisées en un temps record pour offrir une émission adaptée à chaque niveau scolaire, en journée sur la chaîne France 4. Certes beaucoup de contenus proviennent de Lumni (anciennement France tv éducation), mais ce qu’il faut retenir, c’est que cette mobilisation et cette efficacité ont été permises parce que l’éducation est l’un des piliers de la mission de France Télévisions. Ces heures d’antenne, du CP au Lycée, font sens dans ces heures de confinement et participeront, sans aucun doute, à l’évolution de notre système éducatif qui disposait de ressources digitales méconnues du plus grand nombre.  

AP-HP et ses universités partenaires

En collaboration avec Coorpacademy, l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, ses universités partenaires, avec le soutien de l’Agence Régionale de Santé d’Ile de France, ont mis à disposition de tous les soignants une plateforme de formation en ligne sur la prise en charge des patients présentant une atteinte respiratoire grave liée au COVID-19. Ce sont plus de 20 000 utilisateurs rattachés au corps médical qui ont pu être formés en un temps record au B.A-BA de la ventilation, aux recommandations d’hygiène liées à la pandémie, à la réanimation en situation de Covid-19 et à bien d’autres formations en cours de préparation. C’est porté par leur mission de formation du corps médical que cette action de masse a été permise, au bénéfice du bien commun. Dans la même lignée, SimforHealth qui fournit des solutions numériques pour la formation des professionnels de santé, a permis à plus de 11 000 étudiants infirmiers dans 190 Instituts de formation en France, Belgique, Maroc, Tunisie, Suisse de continuer leur formation grâce à la mise à disposition gratuite de leur collection en soins infirmiers.

 

APHP - e-formation Covid19

Miimosa et le Groupe Sud Ouest

En créant deux plateformes permettant le rapprochement de producteurs/commerçants et de consommateurs dans l’esprit du circuit court, Miimosa, la plateforme de financement participatif dédiée à l’agriculture et l’alimentation et le Groupe de presse Sud Ouest se sont chacun appuyés sur leur mission pour répondre à la crise. Pour l’un faciliter le développement d’une agriculture plus respectueuse de son environnement, pour l’autre rendre compte de l’actualité régionale et prendre part à son développement économique. Ancrés dans leurs valeurs de communauté, de proximité et de solidarité, ils ont chacun développé deux plateformes, alimentationcitoyenne.fr et coursescontrelamontre.fr pour venir en aide aux cultivateurs et commerçants privés de marchés et risquant de se retrouver avec des tonnes d’invendus sur les bras. Deux plateformes qui risquent fort d’exister par la suite. Preuve qu’en s’appuyant sur sa raison d’être, les actions ont du sens et peuvent participer au développement de l’entreprise.

Prestashop et 3DS

Autre initiative originale, celle de Prestashop. Spécialiste e-commerce, cette société s’est donné pour mission, dès sa création, de développer un logiciel e-commerce utilisant uniquement des technologies open source innovantes. Appuyée sur une communauté importante, plus de 300 000 boutiques en ligne à travers le monde utilisent la technologie PrestaShop. Consciente de l’impact causé par le confinement aux boutiques traditionnelles peu présentes (voire pas du tout) sur le web, cette société logicielle s’est appuyé sur son cœur de métier pour lancer l’opération #RestartFromHome. Rapidement elle a donné accès gratuitement à des guides, des tutoriels, du mentorat d’experts, des réductions et des promotions de partenaires Prestashop afin de lancer sa propre boutique en ligne en partant de rien. Un excellent moyen pour écouler les marchandises en stock via un canal jusque là sous-exploité et aussi d’envisager l’avenir positivement. En s’appuyant sur ses valeurs communautaires et sa mission de développement du e-commerce pour tous, Prestashop a participé à sa manière à limiter la casse économique. Preuve qu’une entreprise, portée par une mission claire et partagée par sa communauté, peut venir en aide à la société, tout en poursuivant un objectif économique.

 —————————

Et le monde d’après ?

L’élan donné par ces organisations doit inspirer les entreprises qui vont devoir se relever de la crise et s’adapter à un monde chamboulé. Les consommateurs attendent des entreprises qu’elles produisent et agissent de façon responsable, sur la base de valeurs partagées. Est-ce raisonnable qu’un trajet en avion du Caire à Seattle dépense autant d’énergie que celle nécessaire à construire les pyramides de Gizeh ?

Cette crise doit être transformée en opportunité pour revisiter son modèle économique en adéquation avec les enjeux environnementaux et sociaux. Pour être performantes et durables, les entreprises vont devoir s’interroger sur ce qu’elles font et pourquoi elles le font, se poser la question de leur raison d’être, moteur de sens et d’action pour défnir une mission qui donne un cap à suivre clair et partagé.

En route pour 2020

En route pour 2020

Cheminer vers une vision partagée

Et si les entreprises pouvaient changer le monde en 2020?

Derrière cette expression qui peut en faire sourire plus d’un, se cache une réalité de plus en plus concrète pour les chefs d’entreprises attentifs aux transitions importantes de notre siècle (démographique, numérique, sociale et environnementale). Car face à l’incapacité des grands de ce monde à s’entendre sur la manière d’aborder ces transitions, de plus en plus d’entreprises sont prêtes à s’engager pour répondre à ces défis, conscientes de la nécessité d’agir pour le bien commun.

Une nouvelle pierre à l’édifice

L’année 2019 aura vu la pause de la première pierre en instituant les modèles d’entreprise à raison d’être et de société à mission au travers de la loi PACTE. Une loi apportant plus de latitude et de sécurité aux dirigeants prompts à innover et à tenir des engagements au bénéfice de la société toute entière, au-delà de leurs intérêts propres uniquement. Mais se doter d’une raison d’être ou devenir une société à mission demande à mettre l’entreprise en mouvement. Une mise en œuvre de la loi qui demande de l’engagement et de la méthode. Seulement voilà, comme l’a si bien dit Emery Jacquillat* en reprenant les mots du poète Antonio Machado : « il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant.» En effet, la loi a fourni le cadre mais pas le mode d’emploi. 2020 sera donc une année d’exploration pour les entreprises souhaitant préciser leur rôle dans la société. Une année de mise en mouvement.

Un chemin qui se dessine en marchant

  • À l’image d’une fusée à 3 étages, la loi PACTE n’impose pas à toute entreprise à devenir une entreprise à mission. C’est une démarche volontaire, qui se mène de façon progressive, en commençant par la formulation de sa raison d’être, un travail autour des valeurs, de ses ambitions avant d’arriver à la déclaration d’engagements auto-contraignants imposant des résultats sociétaux concrets, à l’image de ceux délivrés aux actionnaires.
  • Il n’y a pas d’âge pour s’engager. Ce qui compte, c’est l’envie. Un dirigeant de PME voyant son marché se transformer peut souhaiter porter une nouvelle vision. Tout comme le dirigeant d’une startup en hypercroissance peut souhaiter travailler sur ses valeurs pour renforcer l’engagement de ses collaborateurs. Dans tous les cas, ce qui prime, c’est le projet. Celui de ces dirigeants pour qui la science, l’innovation, l’engagement social sont des moteurs qui peuvent changer les choses au bénéfice de tous, au bénéfice d’une performance durable.
  • L’exercice qui consiste à formuler sa raison d’être et plus largement sa vision, est un véritable voyage en soi. Un voyage en 4 étapes qui vous amène à savoir qui vous êtes aujourd’hui, qui vous ramène aux sources de l’entreprise, à comprendre votre ADN, explorer les tendances et à vous projeter vers l’avenir. Un voyage fait de va-et-vient où l’on chemine au rythme des prises de conscience, des doutes, de clarification des enjeux. Ce processus où s’élabore et se partage la vision, c’est celui du visioning. La clef pour formuler sa raison d’être et se devenir à terme une société à mission.

En 2020, VisioCamino va donc cheminer allègrement aux côtés des dirigeants visionnaires en leur partageant un mode d’emploi et l’énergie pour mener à bien ce travail ambitieux mais essentiel.

* Président de la Communauté des entreprises à mission, PDG de Camif-Matelsom.

Le Slip Français

Le Slip Français

Le Slip Français

Fabricant de vêtements Made in France de qualité pour homme et femme.

La Raison d’Être

La raison d’être du Slip Français, c’est un combat. Un combat mêlant Juste Prix et Made In France. Celui de (ré)inventer la mode et l’industrie textile en FranceLe combat du visionnaire curieux et audacieux qu’est Guillaume Gibault, fondateur du Slip Français.

Visionnaire car il voit grand et loin tout en pensant local. Sa démarche mêle pragmatisme, économie et humanité. Pour lui, “si tu veux changer le monde, commence par changer de slip”. Non sans humour, il passe au travers de cette devise le message qu’on sauvera notre planète (et ses habitants) en achetant local, au bénéfice d’une production locale.

Le Slip Français, même si ça fait rire, c’est du sérieux et de la confiance car faire du Made In France, c’est un sacré engagement et peu d’entrepreneurs y arrivent. Pour se faire une idée, sur les 100 000 000 millions de sous-vêtements hommes achetés en France chaque année, seulement 5% sont fabriqués en france. Fabriqué Français n’est donc ni une mince affaire, ni de tout repos. Un combat, ça se gagne et ça prend de l’énergie.

Pour y parvenir, l’équipe du Slip a écumé la France pour identifier les fabricants qui pourraient confectionner leurs produits, de La Rochefoucauld en Charente pour les charentaises à Saint-André-Lez-Lille pour les slips, de Roanne pour le bonnet à Saint-Pouange pour les T-shirt tunisien… en tout 42 usines de fabrication française, aux savoir-faire incomparables. Un moyen de maintenir l’emploi en assurant un niveau de commande suffisant que certains fabricants n’espéraient plus. Le Slip construit avec eux une relation de confiance sur le long terme pour réinvestir, former et transmettre. Comme mentionné sur le site web : “Ces emplois et cette envie de grandir ensemble donnent confiance en l’avenir et aident à tirer un trait sur les délocalisations”.

Qu’on ne s’y trompe pas. Derrière son fort attachement à la qualité et aux savoir-faire traditionnels du textile français, Le Slip est une DNVB*, autrement dit une entreprise née du web, qui s’est développée sur le web et qui n’est apparue dans nos rues que récemment. Le digital est une seconde nature et elle a un sens particulièrement aigü du client. Il suffit d’aller en boutique ou de parcourir son site web pour s’en rendre compte par soi-même. Qui dit digital, dit innovation. Son combat de re-localiser en France l’industrie textile ne se fera, et ils le savent chez Le Slip, qu’à doses fortes d’innovation. Impression 3D, robotisation, optimisation digitale des process, intelligence artificielle… tout ça pour être plus compétitifs que les autres, plus productifs tout en garantissant l’emploi. Preuve s’il en fallait encore que la raison d’être du Slip est une vraie source de performance… partagée, au bénéfice d’un réseau qui le dépasse largement.

* DNVB : Digital Native Vertical Brand
Crédits photos : Le Slip Français

Les Valeurs

 

  • Amour des gestes et savoir-faire
  • Capacité à penser et initier
  • L’Art de la surprise
  • L’humour

“Les Preuves…. la raison d’être en actes 😉

 

  • Le Juste Prix :
    Quand le chef du Slip parle du Juste Prix, il parle d’un prix rémunérateur pour tous les acteurs de la chaîne de valeur, en tenant compte de l’impact positif sur la société et l’environnement. Un sous-vêtement produit dans sa totalité en France coûte 40 à 60% plus cher et ça, Guillaume Gibault le prône haut et fort car derrière ce prix, c’est un modèle qu’il défend, des conditions de travail, une couverture sociale assurée pour tous. La devise “Si tu veux changer le monde, change de slip” prend tout son sens, c’est-à-dire, “achète ton slip produit en France, celui qui rémunère équitablement les fabricants”. En prônant le Juste Prix, Le Slip a refusé de céder au modèle économique à bas coût et aux marges importantes (X6 à 9 parfois). Un engagement fort qui suppose une productivité toujours optimisée.
  • Un moteur de développement économique :
    Le Slip Français a tissé un réseau d’une quarantaine de fabricants en France dans un secteur où 90% des emplois français ont disparu ces 30 dernières années. En apportant de nouvelles commandes et en développant sa gamme de produits Made In France, Le Slip est un véritable moteur de développement économique à son échelle. 8 ans à rencontrer les fabricants, à établir des relations de confiance, à tisser des partenariats, à imaginer de nouveaux produits au fil des rencontres. Au Slip, changer le monde, c’est pragmatique et concret. Le réseau qu’il anime chaque jour grâce à ses commandes régulières représente 200 emplois équivalent temps plein.
  • Un vestiaire de sens :
    Hormis la bobine de fil, tout est fabriqué en France, de la fabrication de la cocarde à l’assemblage du produit fini. Le Slip est durable, fait l’objet d’un savoir-faire historique, fabriqué à 95% par des femmes qui ont plus de 20 à 30 ans de métier.
    Chaque fabrication fait l’objet de petites séries en faisant intervenir tous les acteurs de l’écosystème local et régional où se trouve le fabricant (voir la carte). Chacun des slips est fabriqué dans le respect des normes françaises, du droit du travail au respect des normes environnementales à toutes les étapes de la chaine.
  • Des salariés engagés et reconnaissants :
    L’attachement à la marque est fort. On se revendique de la tribu du Slip, autant du côté des clients que des salariés ou partenaires. Ce mail d’une alternante après avoir passé un an au Slip en témoigne  : “Le slip est une vision du monde dans laquelle on a envie d’être et envie de vivre”.
  • Du sens au sens donné en interne :
    En plus du sens derrière le produit, tous les lundis matins commencent par une #MasterSlip pour dire pourquoi on fait ce que l’on fait. Histoire que chacun comprenne et situe son action par rapport à celle des autres. Idem pour les objectifs avec 3 objectifs clairs attribués à chaque collaborateur pour se raccrocher aux objectifs de l’entreprise et de son équipe.

Le Slip Français en Bref

Année De Création

2011

Secteur

Textile, habillement

Mode De Distribution

60% des ventes en ligne
17 boutiques 
230 revendeurs

Mode De Fabrication

42 usines partenaires en France
200 emplois équivalent temps plein 
Savoir-faire 100% français

Nombre De Collaborateurs

60 au siège parisien
60 en boutiques

Trusk

Trusk

Trusk

Start-up spécialisée dans le service de livraison pour les gros volumes en zone urbaine.

La Raison d’Être

Trusk a débuté en proposant un service de livraison aux particuliers achetant des objets volumineux sur des sites de petites annonces. Le bouche à oreille faisant son œuvre, les fondateurs ont vu progressivement venir à eux de plus en plus de clients leur demandant la livraison de meubles achetés en magasins, avec un impératif : être livrés dans les temps et sans accroc. Un besoin dont la société de livraison a fait son fer de lance en garantissant une livraison dans un créneau de deux heures maximum, entre 7 et 21 heures, 7 jours sur 7.

Depuis, cette garantie du créneau horaire a orienté le développement de l’entreprise. Trusk a eu l’idée de tisser des partenariats avec plus de 400 magasins d’ameublement, de bricolages, d’électro-ménagers en leur permettant de proposer à leurs propres clients une livraison garantie dans les temps. Pour s’assurer de tenir cette promesse, Trusk a fondé son école de formation, la Trusk Academy. Le meilleur moyen pour s’assurer que les livreurs partagent les codes et les valeurs de la start-up.

Après une levée de fonds de 7 millions d’euros en 2019, Trusk compte se développer à l’international sur le même modèle avec pour ambition de devenir le leader européen de la livraison du dernier kilomètre, zéro J (= dans la journée). Un sacré challenge où le partage de la vision avec les nouvelles équipes participera, à n’en pas douter, à une internationalisation réussie, dans le respect des valeurs et des engagements qui ont porté le développement de Trusk jusqu’alors.

Les Valeurs

 

  • Disponibilité
  • Confiance
  • Sens du Service

Les Preuves…. la raison d’être en actes 😉

 

  • La Trusk Academy :
    Trusk compte pas moins de 500 truskers, le nom donné aux livreurs officiant sous les couleurs de la startup. Pour garantir le sérieux des truskers et s’assurer du partage des valeurs de la société, Trusk a créé sa propre école de formation : la Trusk Academy.
    En tant que commissionnaire de transport, Trusk ne collabore qu’avec des professionnels du transport, qualifiés et assurés. Ces derniers sont auditionnés et débutent par un mois d’essai avant de pouvoir décrocher le statut de “trusker”. Grâce à cette démarche, Trusk ne compte pour le moment que 0,2 % de casse sur 270000 livraisons et obtient les notes moyennes de service de 4,5/5 sur Google et 4,8/5 sur Facebook. Une belle illustration de ce que signifie Trusk : le camion de confiance, la contraction anglaise de Truck (camion) et Trust (confiance).
  • La Simplicité (Digitale) :
    Grâce à une ergonomie web très intuitive, l’utilisateur définit l’objet qu’il a acheté sur le site de Trusk, puis ajoute le type de camion à dépêcher, mais aussi le nombre de personnes à mobiliser pour porter le meuble jusqu’à son domicile. À l’instar du service de VTC Uber, la start-up est ensuite en mesure de minimiser l’attente du client en mobilisant le “trusker” le plus proche, quand la plupart des grandes enseignes ne travaillent qu’avec un seul livreur, qui se retrouve bien souvent débordé.
  • La Promesse :
    Trusk propose de réserver en un clic un véhicule et son livreur, capables de livrer dans un créneau de 2 heures maximum, entre 7 et 21 heures, 7 jours sur 7. Un engagement que la start-up se doit de tenir auprès de ses enseignes clientes qui comptent pour 90% de son activité. La garantie de cette livraison en temps et en heure est au cœur de la raison d’être de Trusk. Ils existent pour ça : être disponibles et livrer en confiance les gros volumes.

Trusk en Bref

Année De Création

2015

Secteur

Distribution, livraison dernier kilomètre

Mode De Distribution

500 Truskers
400 enseignes partenaires 

Nombre De Collaborateurs

60

Site web

trusk.com

Lait’Sprit d’Éthique

Lait’Sprit d’Éthique

SICA Lait’Sprit d’Éthique

Société d’intérêt collectif agricole (Sica), Lait’Sprit d’Ethique est une coopérative de producteurs de lait breton indépendants.

La Raison d’Être

Société d’intérêt collectif agricole (Sica), Lait’Sprit d’Ethique est une coopérative d’un nouveau genre, montée par une cinquantaine d’agriculteurs bretons ne faisant plus confiance aux géants laitiers. En 2012, alors que leur coopérative de l’époque, Entremont, allait être rachetée par Sodiaal, les agriculteurs ont décidé de dire stop à un système leur permettant à peine de vivre. Sous-rémunérés et à la merci de la fluctuation permanente du prix du lait, ils ont créé en 2015 cette laiterie indépendante avec l’ambition de commercialiser un produit de qualité et de bien rémunérer le producteur. Ils se sont donc organisés pour collecter, transformer et commercialiser leur lait sans intermédiaire, dans la grande distribution.

4 ans plus tard, malgré le départ de quelques agriculteurs de la coopérative, ce sont plus de 200 000 briques de lait qui se vendent par semaine sous la marque Laitik. Les consommateurs ont visiblement adhéré au concept, ainsi que les grandes surfaces.

En montant leur propre laiterie, ils ont réussi à prouver qu’un nouveau modèle économique est possible dans la filière laitière. Ils ont aussi réussi à montrer qu’en respectant des valeurs, sans en dévier, il est possible d’atteindre une performance économique durable.

Les Valeurs

 

  • Indépendance
  • Humilité
  • Éthique

Les Preuves…. la raison d’être en actes 😉

 

  • Le prix :
    Commercialisée dans plus de 400 supermarchés bretons (Super U, Carrefour, E. Leclerc…), la brique de lait Laitik est vendue entre 69 et 74 centimes selon le packaging. Même si les fins de mois sont encore difficiles, l’agriculteur garantit un équilibre entre le prix du litre de lait vendu au consommateur et sa propre rémunération. Un engagement des agriculteurs qui assure leur maintient dans les rayons et la confiance des distributeurs.
  • La qualité :
    “Laitik, l’authentik, breton et vachement bon”. La coopérative garantit à ses clients une traçabilité complète du lait vendu en supermarché. Un lait local, produit par des agriculteurs indépendants. Et cette indépendance est mise en avant comme un facteur qui leur permet de garder les pieds sur terre et de ne pas perdre leur bon sens paysan. Contraints dans le passé par des cahiers des charges leur imposant d’industrialiser la production en oubliant la mère nature, les agriculteurs sont revenus à des façons de faire respectueuses de leur environnement. Ils tiennent l’engagement d’un lait de qualité en respectant les sols, en valorisant les fourrages, en consommant les céréales de la ferme ou encore en évitant toute utilisation de molécules perturbantes pour la faune ou pour la flore.
  • Le sens :
    Le mouvement des gilets jaunes a été fortement suivi en Bretagne et les crises laitières sont rarement passées inaperçues dans la première région productrice de produits laitiers en France. Autant dire que cette initiative “de produire local et d’assurer une juste rémunération du producteur laitier” a reçu toute l’attention de consommateurs attentifs aussi bien à leur porte-monnaie qu’aux difficultés financières rencontrés par les agriculteurs locaux. En tenant leurs engagement de départ, les agriculteurs ont répondu à une attente du consommateur, à savoir “donner du sens à ses achats”. Traçabilité, qualité du lait, éthique, prix accessible, combat local, rémunération du travail de l’agriculteur, autant d’ingrédients faisant de la consommation de Laitik plus qu’un acte d’achat.
  • La sincérité :
    Qu’on ne s’y trompe pas, tenir ces engagements n’est pas de tout repos. Il suffit de googliser Laitik pour se rendre compte que plusieurs agriculteurs ont quitté l’aventure, faute de la rémunération attendue. Le président de la coopérative le reconnaît et ne cache pas son désarroi en appelant les pouvoirs publics à verser une subvention qu’ils se sont engagés à verser mais qui se fait attendre. Subvention qui leur permettrait de se diversifier dans d’autres produits transformés et donc d’écouler la totalité de leur lait. Dans cette aventure entrepreneuriale qui engage plus de 50 familles, tout se dit. Une sincérité qui permet sans doute d’expliquer le maintient de Laitik malgré les difficultés rencontrées. Quand l’engagement fait sens, une pétition de soutien pour le versement de cette subvention tant attendue a recueilli plus de 72 000 signatures sur change.org.

Lait’Sprit d’Éthique en Bref

Année De Création

2015

Secteur

Agro-alimentaire, filière laitière

Mode De Distribution

Grandes et moyennes surfaces

Nombre De Producteurs

48